La femme diamant d’Hany El Behairy

Comment on devient une femme diamant?

La magie n’a rien à voir la dedans, mais que de la passion pour son travail de styliste..j’ai la chance de rencontrer le roi de la couture en Égypte aujourd’hui.

Sous la neige et le froid parisien, quelques jours avant L’Oriental Fashion Show, je rencontre,  en la personne d’Hany El Behairy, la lumière et la chaleur de l’Egypte. Son nom est déjà une valeur sûre dans le panorama des stylistes orientaux, les Socials Medias parlent de lui comme de la nouvelle révélation de la mode Orientale. Son travail est associé à des noms prestigieux, tels qu’Elie Saab ou Zuhair Murad…Cependant, il tient à préciser que son mentor, celui qui l’inspire vraiment est le grand styliste Valentino.

L’amour de la beauté féminine et la passion pour son métier, le pousse à consacrer tout son talent à rendre les femmes précieuses comme des diamants.

Notre conversation – fort agréable, avec un homme si intelligent et passionné-  commence avec Valentino et  l’Italie : « Quand j’ai commencé à travailler dans la mode, j’ai été fasciné par le style de Valentino. C’est mon mentor absolu, celui qui pour moi représente la classe et la perfection dans la mode. J’ai une grande admiration pour son travail, son style unique, l’équilibre entre coupe et couleur. Rien n’est jamais trop ou pas assez. Chaque collection de Monsieur  Valentino est un hymne à la femme et à sa beauté. Il a été mon point de départ pour développer mon style. Je n’oublie jamais sa leçon entre équilibre et coupe parfaite. »

Qu’est-ce qu’une femme pour vous ?

La femme est la plus belle créature du monde. Je consacre tout mon être à la femme à travers mon travail. Si aujourd’hui je fais ce métier, c’est grâce aux femmes : ma mère, qui m’a soutenu et encouragé à poursuivre mes études d’art, car mon père voulait pour moi une carrière d’ingénieur ou d’avocat, ma femme, qui est italienne comme toi, et ma fille. Elles me suivent dans mes voyages et dans mon travail. J’ai de la chance et ce n’est que du bonheur d’être si bien entouré.

 

L’Italie est donc un pays important pour vous ?

Oui, c’est le moins que l’on puisse dire. J’adore l’Italie, j’irais le mois prochain, pour y participer en tant que juge à une importante compétition de jeunes créateurs émergents.

(Voici les photos que Hany m’a envoyé en mars de cette compétions à Naples).

Parles-moi de ta passion, comment conçois-tu tes collections ?

Mes collections sont avant tout internationales mais avec une touche Orientale, qui vient de mon pays, l’Égypte. J’essaye toujours de réaliser quelque chose de  vraiment spécial, pas seulement pour une clientèle Européenne, mais aussi Orientale.

Tu sais, aujourd’hui, il faut voir au-delà de l’Europe, il faut regarder vers l’Orient, vers les pays émergents comme le Liban ou encore au Moyen-Orient. Pas seulement pour une question de marketing, mais aussi pour une question d’avant-garde et de goût. Un style comme le mien est très apprécié dans ces pays-là. Je leur offre un savoir-faire qui rappelle leurs traditions, tout en restant moderne et international. Mes robes peuvent être portées par une célébrité du Moyen-Orient comme une célébrité Française. Néanmoins, être reconnu pour son travail ici à Paris qui est LA Capitale de la mode, est, dans l’absolu, mon plus grand rêve et j’essaye toujours de faire de mon mieux pour offrir à mes clients quelque chose d’extraordinaire et d’unique.

 

Parles-moi de la collection que tu  présentes à l’Oriental Fashion Show. Quelle a été ton inspiration?

Cette collection, conçue spécialement pour L’Oriental Fashion Show, est composée de 15 robes inspirées de l’Egypte des Pharaons, je l’ai appelée, The lights of Egypt.

Je m’inspire du faste de Luxor et de sa lumière, toutes mes robes sont déco